La semaine tennistique a été riche au Moyen-Orient : Mirra Andreeva s’est offert un sacre record à Dubaï, tandis que son compatriote Andrey Rublev s’est imposé à l’ATP 500 de Doha. Sur la terre battue de Rio, Alexandre Müller a échoué dans la quête du premier ATP 500 de sa carrière, battu en finale par Sebastian Baez.
WTA / ATP : Mirra Andreeva écrit l’histoire
En remportant le WTA 1000 de Dubaï, la nouvelle neuvième joueuse mondiale est devenue, à seulement 17 ans, la plus jeune vainqueure d’un tournoi de la catégorie.

Andreeva brille de mille feux
17 ans et 299 jours. Jamais un tournoi WTA 1000 n’avait été remporté par une joueuse aussi jeune depuis la création de la catégorie en 2009. Et Mirra Andreeva n’a pas fait les choses à moitié à Dubaï : Iga Swiatek (6/3, 6/3 en 1h38) et Elena Rybakina (6/4, 4/6, 6/3 en 2h15) ont toutes les deux été éliminées respectivement en quarts et en demies. Dans un duel de novices en finale de la catégorie face à la Danoise Clara Tauson, la demi-finaliste de Roland-Garros 2024 a confirmé pour remporter le plus grand titre de sa très jeune carrière (7/6(1), 6/1 en 1h46). Après un premier set accroché, l’adolescente a survolé le tie-break, puis la seconde manche, prouvant une nouvelle fois son mental d’acier.
"Bien sûr, c'est formidable. Je rêvais de donner une conférence de presse avec un trophée à mes côtés, et c'est enfin arrivé a affirmé celle qui n'avait jusqu'à présent remporté qu'un seul tournoi, à Iasi en Roumanie en juillet 2024. Mais j'ai vu des gagnants boire une coupe de champagne. Bientôt, j'aurai 18 ans, j'espère que je parviendrai à gagner un autre tournoi, et là, je boirai ma première coupe de champagne à la conférence de presse." Dans la lignée d’un Open d’Australie où elle a assumé son rang (défaite en huitièmes contre Aryna Sabalenka), Andreeva est récompensée de son début de saison réussi en intégrant le top 10 mondial (9e) pour la première fois. La dernière trace d’une joueuse aussi jeune à y faire son apparition remonte à 2007, c'était Nicole Vaidisova. "Maintenant, j'y pense et j'ai l'impression d'avoir tout ce que j'ai toujours voulu. J'ai gagné le tournoi. Je l'ai gagné ! J'ai déjà atteint l'objectif que je m'étais fixé pour la fin de l'année. Ma famille voyage avec moi. J'ai une équipe formidable. Je ne sais pas de quoi d'autre j'ai besoin." Les regards seront désormais tournés sur la native de Krasnoïarsk pour le prochain WTA 1000 à Indian Wells, dans deux semaines.
Rublev retrouve le sourire
Son dernier titre remontait au Masters 1000 de Madrid en avril dernier, sa plus longue disette depuis 2022. Andrey Rublev a corrigé le tir de belle manière samedi en s’imposant à l’ATP 500 de Doha, au Qatar. Ce sixième succès dans la catégorie le confirme comme l’un des joueurs en activité les plus prolifiques dans l’exercice. Le vainqueur de l’édition 2020 (le tournoi était alors un ATP 250) a dû s’employer pour décrocher son dix-septième trophée en carrière.
Après deux premiers tours sérieux face à Alexander Bublik et Nuno Borges, Rublev a bataillé pendant trois sets face à Alex de Minaur (6/1, 3/6, 7/6(8) en 2h39), Félix Auger-Aliassime (7/5, 4/6, 7/6(5) en 2h46), et Jack Draper (7/5, 5/7, 6/1 en 2h04). "C'est une sensation extraordinaire a-t-il déclaré après sa finale. C'est la première fois que je remporte un tournoi à deux reprises. Je suis très heureux. Je pense que nous étions tous les deux très fatigués après deux matchs en trois sets qui se sont terminés tard. Nous étions épuisés et c'était difficile, mais nous avons réussi à jouer à un bon niveau. Lorsque j'ai perdu le deuxième set, j'ai réussi à passer outre et j'ai commencé à jouer plus librement."
Même si la victoire seule compte, la manière dont le champion olympique du double mixte en 2021 l’a acquise est peut-être plus importante. Le mental, son adversaire principal depuis le début de sa carrière, lui a cette fois permis de concrétiser pleinement son niveau de jeu, et s’imposer sur deux tie-breaks décisifs contre de Minaur et "FAA".
Son début de saison difficile (avec en point d’orgue son élimination au premier tour de l’Open d’Australie par Joao Fonseca) n’augurait pas non plus d’un tel succès : "J'ai joué à un bon niveau. Dans certains moments, j'étais vraiment bien mentalement et je n'ai pas laissé la frustration m'envahir. Dès que j'étais frustré, j'étais capable de redémarrer et de jouer avec la même intensité. C'est le plus important." Le neuvième mondial au classement ATP se tourne désormais plus sereinement vers l’ATP 500 de Dubaï, qui débute ce lundi.
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Alexander Müller échoue sur la dernière marche
Il est passé proche de son plus grand titre dimanche, à l’ATP 500 de Rio, sur terre battue. Pour sa troisième finale en carrière, la première en 500, Alexandre Müller a subi la loi de Sebastian Baez (6/2, 6/3 en 1h26), qui conserve son titre au Brésil. Une défaite sèche sur le papier pour le Français, mais qui n’enlève rien à une semaine exceptionnelle. Sa victoire face au héros local et nouvelle pépite du circuit mondial Joao Fonseca au premier tour donnait le ton d’une semaine 100% sud-américaine. Tombeur successivement de trois Argentins, dont les têtes de série Tomas Martin Etcheverry au deuxième tour (7/5, 7/6(5) en 2h08), et Francisco Cerundolo en quarts de finale (7/5, 6/1 en 1h16), le joueur originaire de Poissy aura échoué à la passe de quatre. Mais sa magnifique semaine brésilienne lui permet d’entrer ce lundi dans le top 50 du classement ATP pour la première fois de sa carrière (41e), à 28 ans.
Sebastian Baez n’a de son côté pas connu d’accrocs au Brésil. Deux sets concédés seulement sur l’ensemble du tournoi et une finale parfaitement maîtrisée ont permis à l’Argentin de conserver son titre acquis l’an dernier face à Mariano Navone, son deuxième ATP 500 en carrière. Le tombeur d’Alexandre Müller s’est dit "très fier" de sa semaine. "Je suis très heureux de chaque match. J'essaie de donner le meilleur de moi-même à chaque point. Bien sûr, les finales sont différentes parce que vous voulez gagner le tournoi. J'essaie de me concentrer sur le match et c'est la partie la plus difficile en finale, mais le soutien de mon entraîneur et de l'équipe est très important." Le 31e joueur mondial affiche un remarquable ratio de victoires sur terre battue depuis 2022, récompensé par six titres sur la surface. Une réussite à confirmer désormais en Masters 1000, où l’Argentin n’a signé qu’un huitième de finale à Rome comme meilleur résultat.
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